Certains mots tournent et dansent dans ma tête,
dans mon cœur, et n’en sortent pas. C’est si difficile d’admettre que les choses changent, lorsqu’elles virent dans le gris sombre de la réalité et qu’elles s’y plaisent. Pendant ce temps, moi je
suis là. Au milieu de nulle part, entre le blanc et le noir, à valser entre les deux. Ce vrai, si épuisant, ce faux, si laid. Je n’arrive pas à choisir. J’ai toujours cru que le compromis était
si naturel qu’aucune décision ne devrait être à prendre pour personne.
Et vous savez
quoi ?
Le meilleur menteur au monde est la personne à
laquelle on a menti toute sa vie.
Alors forcément, je m’en sors bien. Je joue avec,
encore et encore. A paraitre si niaise, si gentille, je n’arrive pas à comprendre que l’on n’ait aucun soupçon. Je passe de l’un à l’autre en me forçant à croire que je n’ai pas le choix. Manier
la vérité sous toutes ses formes pour mentir sans mentir. Pour juger sans juger.
Après, il est facile de faire gober n’importe quoi
aux personnes qui n’écoutent pas.
Je ne sais pas comment dire ça autrement. Je manie
le faux grâce au vrai, le mensonge grâce à la vérité, la joie grâce à la tristesse, … pourquoi l’apparence ne serait-il pas le seul reflet de ce vrai après tout ? C’est si compliqué de
creuser, de regarder derrière le miroir. Alors beaucoup passent à côté de ce qui est évident. Pourtant, il suffirait juste de regarder un peu plus loin que ce soi qui prend une telle
place.
Ils ferment les yeux pour ne pas voir ce qui fait
mal. Mais avoir mal pour du vrai, est-ce pire que de se sentir bien pour un faux ?
Ce n’est pas à moi de leur ouvrir les yeux sur ce
qu’ils ne veulent pas voir. Mais en attendant… Pourquoi me jalousent-ils pour cette étincelle de lumière qu’ils n’ont pas ?
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